Dans le cadre de la session de formation des Assomptionnistes organisée à Arusha du 23 juin au 2 juillet 2026, les Augustins de l’Assomption et les Oblates de l’Assomption ont vécu une journée de partage consacré à l’échange d’expériences missionnaires. Cette rencontre, marquée par un esprit de fraternité et de communion, avait pour objectif de favoriser un échange d’expérience et de pratiques missionnaires, de réfléchir ensemble aux défis actuels de la formation et de la mission, et de discerner les appels de l’Église dans un monde en profonde mutation.

« Mission et formation chez les Oblates de l’Assomption, » tel était le thème de réflexion animé par Sœur Marlyn Nganzali. S’appuyant sur trois documents fondamentaux de la Congrégation, la Règle de Vie, la Ratio Formationis (2023) et les Actes du Chapitre Général 2023, elle a montré que la mission constitue l’identité même de l’Oblate de l’Assomption. Ces textes rappellent que la mission n’est pas une activité parmi d’autres, mais la raison d’être de la Congrégation : participer à la mission du Christ pour l’avènement du Royaume de Dieu.

L’intervention a souligné que la formation prépare progressivement à cette mission dès les premières étapes de la vie religieuse. La pastorale vocationnelle, le postulat, le noviciat, les vœux temporaires, la probation et la formation permanente constituent un itinéraire où la sœur apprend à devenir une disciple missionnaire, configurée au Christ et disponible pour le service de l’Église. Cette préparation repose sur une formation intégrale qui développe les dimensions humaine, spirituelle, communautaire, intellectuelle et apostolique de la personne.

Une attention particulière a été portée aux moyens concrets qui préparent à la mission. L’apprentissage des langues favorise la mobilité missionnaire et la rencontre interculturelle. L’ouverture d’esprit, le discernement, la maturité humaine et la capacité à vivre avec des personnes d’origines diverses permettent de répondre aux exigences d’une mission universelle. La vie interculturelle, caractéristique des communautés assomptionnistes, apparaît ainsi comme une véritable école de préparation missionnaire où s’apprennent l’écoute, le dialogue, la collaboration et le respect des différences.

La présentation a également mis en lumière la valeur de la formation professionnelle. Celle-ci répond aux besoins de l’Église et de la Congrégation en préparant des religieuses a compétentes dans divers domaines de l’éducation, de la santé, de la communication, du leadership ou encore de la gestion. La formation professionnelle est comprise comme une expression concrète de l’engagement apostolique et une manière de participer à l’extension du Royaume de Dieu.

La réflexion s’est ensuite arrêtée sur la place essentielle de la communauté religieuse dans la mission. Bien avant d’être envoyée vers d’autres peuples ou d’autres pays, la mission se vit d’abord au sein de la communauté. Celle-ci forme les sœurs à la communion, à la patience, à l’accueil mutuel, au pardon et au partage des responsabilités. Elle façonne progressivement chacune aux sentiments du Christ et devient ainsi la première école de la mission. La communauté n’est pas seulement un lieu de vie ; elle est le lieu où la mission naît, se discerne et s’enracine. C’est elle qui envoie ses membres en mission et c’est à elle que chacune revient pour partager les joies, les défis et les fruits de son apostolat.

Les échanges avec les Augustins de l’Assomption ont permis d’enrichir cette réflexion par une relecture commune de l’expérience missionnaire. Les participants ont insisté sur la nécessité de former des religieux profondément enracinés dans le Christ, capables de répondre avec audace aux nouveaux défis du monde : la culture numérique, l’individualisme, la transmission du charisme aux jeunes générations, la sauvegarde des personnes vulnérables, la santé mentale et les nouvelles formes de mission. Tous ont reconnu que la fidélité au charisme de l’Assomption demeure la meilleure réponse aux transformations de notre époque.

Les participants ont également partagé une conviction commune : être missionnaire ne signifie pas seulement partir vers des terres lointaines. C’est avant tout adopter une attitude de disponibilité intérieure, se laisser déplacer par l’Esprit et servir là où on est envoyé.

Cette journée de partage a été un moment privilégié de fraternité et d’enrichissement mutuel. Elle s’est terminé autour d’un repas fraternel dans la communauté des Assomptionnistes de Njiro- Arusha. Voir ci-dessous quelques photos de cette rencontre.

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