Mot latin signifiant « un espace de trois jours », le Triduum pascal, qui va de la messe du soir le Célébration du souvenir de la Cène, dernier repas de Jésus, avec ses apôtres. Jeudi Saint au dimanche de Pâques inclus, est le centre de gravité de l’année liturgique.

JEUDI SAINT

Hymne : La nuit qu’il fut livré, le Seigneur prit du pain

La nuit qu’il fut livré, le Seigneur prit du pain ;
En signe de sa mort, le rompit de sa main :
« Ma vie, nul ne la prend,
mais c’est moi qui la donne
« Afin de racheter tous mes frères humains. »

Après qu’il eut soupé pour la dernière fois,
S’offrit comme victime au pressoir de la Croix :
« Mon sang, versé pour vous,
est le sang de l’Alliance ;
« Amis, faites ceci en mémoire de moi. »

Et nous, peuple de Dieu,
nous en sommes témoins :
Ta mort, nous l’annonçons par ce pain et ce vin.
Jésus ressuscité, ton Église t’acclame,
Vainqueur, passé du monde à la gloire sans fin !

Tu viens revivre en nous ton mystère pascal :
Éteins en notre chair le foyer de tout mal.
Nous sommes tes sarments, sainte Vigne du Père :
Fais-nous porter du fruit pour le jour triomphal.

Seigneur, nous attendons ton retour glorieux :
Un jour tu nous prendras avec toi dans les cieux.
Ton Corps est la semence de vie éternelle :
Un jour tu nous prendras à la table de Dieu.

Illustration : La Dernière Cène par Julia Stankova

VENDREDI SAINT

Hymne : La Parole en silence

La Parole en silence
se consume pour nous.
L’espoir du monde
a parcouru sa route.
Voici l’heure où la vie
retourne à la source :
dernier labeur de la chair mise en croix.

Serviteur inutile,
les yeux clos désormais,
le Fils de l’homme
a terminé son œuvre.
La lumière apparue
rejoint l’invisible,
la nuit s’étend sur le corps :
Jésus meurt.

Maintenant tout repose
dans l’unique oblation.
Les mains du Père
ont recueilli le souffle.
Le visage incliné
s’apaise aux ténèbres,
le coup de lance a scellé
la passion.

Le rideau se déchire
dans le Temple désert.
La mort du juste
a consommé la faute,
et l’Amour a gagné
l’immense défaite :
demain, le Jour surgira
du tombeau.

Photo : Frère Mark-Vincent (A. A.)

Vigile pascale

Hymne : Brillez déjà, lueurs de Pâques

Brillez déjà, lueurs de Pâques,
Scintillez au jour de demain,
Annoncez l’époux qui revient,
Éveillant tout sur son passage.
La nuit ne saurait retenir
Ce corps où monte le désir
De recommencer un autre âge.

La terre craque où il se dresse,
Comme hier où Dieu lui donna
Son Esprit, son souffle, une voix
Dans le jardin de la Genèse.
La chair de sa chair est nommée :
La plaie qu’il porte à son côté
S’ouvre pour qu’un peuple en renaisse.

Voici le temps où Dieu se hâte :
De sa main il couvre les eaux,
Il en tire un monde nouveau,
Partout la vie refait surface !
Où donc est la tombe de Dieu ?
La mort est morte sous les yeux
De ceux qui croiront en sa grâce.

Les branches entourent la lumière du cierge pascal par Frère Didier, Abbaye de Tamié

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